Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

Association de Psychologues du Cantal

  • Sur les chemins de l'école, table ronde autour du film documentaire

     

    L’Association de Psychologues du Cantal est présente à la Semaine Interculturelle de la Ville d’Aurillac

     

    Pour la deuxième fois consécutive, l’Association de Psychologues du Cantal participe à la semaine interculturelle de la Ville d’Aurillac qui aura lieu du 13 au 23 février 2019. Le thème retenu pour cette année étant l’enfant dans le monde, l’A.P.C. a choisi de parler de l’enfant et l’école.

     

    Nous cheminerons avec l’enfant « Sur le chemin de l’école », documentaire de Pascal Plisson. Nous avons tous été sur le chemin de l’école en ville ou à la campagne. L’école ouvre un chemin vers la connaissance, la vie sociale et professionnelle. Elle porte beaucoup d’attentes de la part des familles, des parents, des enfants mais aussi des enseignants et de tous les personnels qui interviennent en son sein. Quelle place tient-elle aujourd’hui pour chacun ?

     

    Grâce à la précieuse collaboration d’Isabelle Costes, conseillère pédagogique, ces conversations auront lieu :

     

    À Maurs le mardi 12 février, avec des élèves et des enseignants des classes primaires de Boisset, Saint-Constant, Leynhac, Quézac et Maurs. Ces classes ont déjà travaillé sur ce thème. L’A.P.C. animera ces conversations.

     

    À l’ESPE d’Aurillac le mercredi 13 février, 120 élèves des écoles primaires de la Ville d’Aurillac assisteront à la projection du film avant d’avoir une conversation – en groupe plus restreint – animée par des membres de l’association et les conseillères pédagogiques de l’académie.

     

    À l’Espace Hélitas à Aurillac, le jeudi 14 février à 18h, la projection du film sera suivie d’une table ronde animée par un membre de l’association à laquelle participeront Daniel Goulème, inspecteur académique, retraité, qui témoignera notamment de l’école rurale marocaine, Emmanuel Tiéba, de l’association Rivages, de l’école au Burkina Faso, et Saïd Maoulida, directeur de l’association Hippocampe 976 de l’école à Mayotte. La conversation se poursuivra avec le public.

     

    Au collège de Maurs en mars, avec des élèves de sixième. Des enseignants ont d’ores et déjà commencé à travailler sur ce thème.

     

    L’A.P.C. intervient en complémentarité avec les enseignants.

    Cécile Lusso, Thierry Galeau, Jérôme Moissinac et Bernard Walter participent à ce travail.

  • "Quel avenir les psychologues souhaitent-ils se construire ?"

    RAPPEL HISTORIQUE DES DEUX EXPERIMENTATIONS1

    Samedi 15 septembre 2018, l’Association de Psychologues du Cantala organisait en présence de son président, Jérôme Moissinac, et avec la participation de membres du bureau du SNP en région Auvergne dont sa secrétaire Claire Laurent, un débat sur les expérimentations de remboursement des actes de psychologue.

    Née il y a quelques années des suites des réactions à l’amendement Accoyer sur le titre de psychothérapeute et de la demande de psychologues à se rencontrer, l’APC a ressenti la nécessité d’ouvrir le débat sur les expérimentations récentes de remboursement des actes de psychologues. Considérant ce sujet comme un enjeu majeur de l'actualité et de l'avenir de la profession, dont il est important que les psychologues se saisissent, le SNP Auvergne a répondu avec plaisir à cette invitation.

    a] http://assopsycantal.hautetfort.com/

     

    Votée fin 2016 sous la mandature précédente, l’expérimentation sur la "prise en charge de la souffrance psychique des jeunes" (11-21 ans) n’a pas encore débuté mais elle est mentionnée comme une mesure de la feuille de route "Santé mentale et psychiatrie" présenté en juin 2018 par Agnès Buzyn. Alors que la loi mentionne la possibilité pour les médecins et les psychologues scolaires d'orienter vers un psychologue en libéral, le décret paru en mai 2017 parle de prescription médicale, ce que le SNP a dénoncé comme irrespectueux de la place du psychologue2. Par ailleurs, l'évaluation de l'expérimentation, initialement prévue par une équipe de recherche, devrait être assurée par les services de la Direction Générale de la Santé, ceci pouvant interroger quant à l’impartialité des conclusions qui seront rendues.

     

    Quant à l'expérimentation de "prise en charge des thérapies non médicamenteuses en médecine de ville pour les troubles en santé mentale d'intensité légère à modérée", portée par la Caisse Nationale d'Assurance Maladie des Travailleurs Salariés (CNAM-TS), elle a déjà débuté dans les territoires concernés (Bouches du Rhône, Haute Garonne, Morbihan, Landes).

    Il n'en fallait pas plus pour soulever des points de débats importants…

     

     

    PRESCRIPTION MEDICALE/COMPETENCE ET AUTONOMIE DU PSYCHOLOGUE

     

    La compétence du psychologue à évaluer la souffrance psychique n'est pas reconnue dans ces expérimentations. Elle est en effet dévolue au médecin généraliste qui n'y est pas formé et qui exerce dans une logique médicale et symptomatique.

    Ces expérimentations rappellent à certains le rapport Cléry-Melin3 publié en 2003 qui envisageait la mise en place, à l’échelle d’une population de 200 000 à 400 000 habitants, d’un psychiatre coordinateur chargé d’évaluer la demande de soins et de prescrire aux acteurs de premières lignes agréés, médecins généralistes comme psychologues.

    De plus le cadre thérapeutique lui-même est prescrit dans ces expérimentations (nombre et durée des séances) et ne peut donc s'ajuster en fonction de la personne et du travail particulier à mener avec elle.

    L'autonomie professionnelle du psychologue semble ici remise en cause. Quelles implications une telle généralisation de ce dispositif pourrait alors avoir sur la pratique des psychologues en libéral mais aussi en institutions ?

     

     

    LA DEMANDE

     

    La question de la place donnée à la demande des personnes est également soulevée. La prescription viendrait colorer d'une dimension d'"ordonnance" un travail d'orientation qui existe déjà.

    Le titre de l'expérimentation porté par la CNAM-TS met sur le même plan des consultations psychologiques et des médicaments, qu'il semble pourtant important de différencier pour pouvoir prendre en compte la mise au travail personnelle impliquée dans une démarche de consultation chez un psychologue.

     

     

    LE REMBOURSEMENT

     

    La question du remboursement des actes de psychologue reste cruciale pour les psychologues, notamment ceux ayant une activité libérale. Le lien entre remboursement et meilleur accès à des consultations en libéral est mis en question : pour certains psychologues le tarif de consultation est défini avec la personne comme partie intégrante du travail psychothérapeutique autour de la demande initiale. Quelles sont les possibilités de continuer à faire du cas par cas quant aux tarifs de consultations compte tenu de l’arrêté du 30 mai 2018 relatif à l'information des personnes destinataires d'activités de prévention, de diagnostic et/ou de soins4 (via par exemple une fourchette de tarifs ?) ? L’absence de remboursement codifié par les administrations constitue-t-elle un réel frein à la demande ? L'argument de l'accès au soin psychologique qui serait empêché par la question du remboursement, pourrait-il être un mythe ?

    Compte tenu de la fonction et du sens du paiement, la question divise et certains pensent qu'un remboursement partiel serait plus pertinent qu'un remboursement total.

    Sont aussi évoqués la diminution des moyens consacrés aux services publics, où des consultations auprès de psychologues devraient être accessibles, ainsi que l'exemple des mutuelles proposant une prise en charge partielle, voire totale, des consultations.

     

     

    L'ENTREE DANS UN SYSTEME ET SES IMPLICATIONS

     

    La demande sociale envers le psychologue est interrogée : mis sur le même plan que les médicaments, pourrait-il s'agir d'une demande de normalisation ?

    Pour certains, participer à ces expérimentations signifie entrer dans une logique bureaucratique et de contrôle : la question qui se pose aux psychologues serait alors celle de leur désir d’exercer et de leur représentation de la profession : soit une pratique libre pour tenir compte du singulier, qui permet d’en vivre malgré l’absence de remboursement, soit une pratique encadrée pour obtenir un remboursement tel que celui de la CNAM.

    Si certains craignent une éventuelle volonté du pouvoir de mettre en place un Ordre pour contrôler la profession, l'idée d'une instance créée par la profession pour la représenter dans les discussions avec les pouvoirs publics et pouvant donc faire contrepoids, a été précédemment travaillée au SNP. Structurer la profession apparaît comme une nécessité pour résister.

     

     

    Ces expérimentations ont amené un certain nombre de réactions parmi les psychologues et les organisations professionnelles. Le SNP a notamment lancé une pétition5, dont il a porté les revendications lors d'une rencontre à la Direction Générale de la Santé. Une démarche intersyndicale entre différentes organisations de psychologues a également été engagée, dégageant des points de convergence importants, et battant en brèche auprès des pouvoirs publics l'idée d'une profession divisée.

    La reconnaissance juridique de la déontologie des psychologues constitue un autre axe de travail. Une réflexion entre les organisations de psychologues a été récemment engagée pour "construire ensemble la réglementation de la déontologie des psychologues"6.

    Dans l'idée de donner une assise à la profession tout en préservant sa spécificité, un débat émerge actuellement autour de l'inscription de la profession de psychologue dans le Code de la Santé, dans un chapitre qui serait créé pour prendre en compte la déontologie et l'autonomie professionnelle.

    Pour conclure, si les psychologues se sont mobilisés pour faire reconnaître leur formation dans la loi sur le titre de psychothérapeute, donnant ensuite naissance à des rassemblements tels que l'Association de Psychologues du Cantal, espérons qu'ils sauront le faire de nouveau pour le prochain tournant de l'histoire de la profession...

     

    Le 18 octobre 2018

     

    Association de Psychologues du Cantal & SNP Auvergne

    1 http://www.psychologues-psychologie.net/index.php?option=com_content&view=article&id=471:communique-les-psychologues-et-le-remboursement-des-actes-toute-une-histoire&catid=15:communique-ffpp&Itemid=223

    2 http://psychologues.org/secteurs/exercice-liberal/actualites/le-snp-denonce-un-decret-irrespectueux-de-la-place-du-psychologue-prevue-par-la-loi

    3 http://www.ladocumentationfrancaise.fr/var/storage/rapports-publics/034000589.pdf

    4 http://psychologues.org/secteurs/exercice-liberal/actualites/le-devoir-d-information-des-psychologues-en-exercice-liberal-a-compter-du-1er-juillet-2018

    5 http://psychologues.org/secteurs/exercice-liberal/actualites/signez-la-petition-pour-un-nouveau-tarif-et-un-acces-libre-aux-psychologues-dans-les-experimentations

    6 http://www.psychologues-psychologie.net/index.php?option=com_content&view=article&id=489:communique-ceredep&catid=15&Itemid=223

  • Formation "Les écrits professionnels du psychologue"

    Suite à l'annulation de dernière minute de notre proposition de formation sur les écrits professionnels du psychologue, j'ai le plaisir de vous annoncer de nouvelles dates pour cette formation.
    Elle aura lieu cette fois:

    Les jeudi 11 et vendredi 12 octobre 2018

    en salle 1 de la Maison des associations

    à Aurillac.

     
    Comme précédemment, vous trouverez ci-joint l'affiche (en lien google drive), le programme et le bulletin d'inscription. 
     
    Vous en souhaitant bonne réception
    Cordialement